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repas, goûters, pique-niques ... dans la série CD5

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vale
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MessageSujet: Re: repas, goûters, pique-niques ... dans la série CD5   Dim 13 Juil - 11:18

bravo hnorine
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blue
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MessageSujet: Re: repas, goûters, pique-niques ... dans la série CD5   Lun 14 Juil - 17:48

Bravo à la fille de Sally pour ses montages ! Je n’ai lu que trois Club des Cinq, et j’ai constaté effectivement que la nourriture tient une grande place, surtout les goûters. Dans Fantomette aussi, avec Boulotte, qui mange tout le temps. Par contre, dans Les six Compagnons, les repas sont expédiés à la vitesse grand V, surtout quand ils vont enquêter.

Je me rappelle, avant d’aller à l’école, je passais par la boulangerie ou le Tabac, et j’achetais toutes sortes de friandises. Elles étaient à 5 ou 10 centimes. Il y avait les boules de neige en meringue, 5 petites pastilles colorées sous papier transparent (on les retrouve sous l’appellation de Look o Look), les nounours en gomme blanche, les coquilles à lécher, les carambars classiques, au nougat mou (super trop bon) et aux fruits, le malakoff (petite barre de chocolat au lait avec des éclats de noisettes dans du papier doré orange), les Milky Way, une petite barre de chocolat au riz (je crois 2 ou 3 carrés, je sais plus le nom), les boules de chewing-gum (de la taille des grosses billes agates, creuses à l'intérieur), les fines barres de chocolat au lait qu’on mettait dans des pains au lait à la récré, et d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit. Pour 20 ou 30 centimes, on avait la poche pleine. Dernièrement je passe au Tabac, alors les Mars, Nuts, Kit Kat, etc., étaient à 50 centimes, puis ils sont passés à 70, et là ils sont à 90. Si quelqu’un a une machine à remonter dans le temps, je suis preneur.
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minty
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MessageSujet: Re: repas, goûters, pique-niques ... dans la série CD5   Lun 14 Juil - 19:15

mina : les séries que tu cites mettent en scène des ados, plus des enfants , c'est pour ça je pense

pour appuyer mes dires, quelques extraits de livres pour enfants que j'ai utilisés dans ma thèse...
A Vienne
Emma Macalik , dans As the Waltz was Ending, souffre du manque de nourriture à Vienne fin 1943, bien qu’elle soit dans une catégorie privilégiée de la population :

Quelques fois , la tentation est trop grande , mais une surprise guette Emma et son amie :

« Comme nous regardions les vitrines dans la Mariahilferstrasse , Marcella m’arrêta subitement et montra du doigt la vitrine d’une pâtisserie . Je ne pus en croire mes yeux : non seulement elle était ouverte ( la plupart d’entre elles étaient fermées provisoirement à cause du manque de sucre , de beurre , d’œufs et de lait , et parce que la seule farine disponible était gris foncé) , mais la vitrine présentait un étalage de gâteaux jaunes et roses à l’air délicieux.
Il n’y avait pas d’autre clients dans la boutique et je me demandai pourquoi. Je n’avais pas vue de la vraie pâtisserie à vendre depuis longtemps. Nous nous sommes précipitées à l’intérieur. Une serveuse aux cheveux gris , portant une robe noire ,un petit tablier blanc autour de la taille , et une bande de dentelle blanche tirée dans les cheveux , se tenait derrière le comptoir.
Ne croyant pas à notre chance, nous lui demandâmes combien il fallait de tickets pour un morceau de gâteau . Nous avions toujours des tickets et de l’argent sur nous , espérant voir en face d’un restaurant ou d’un café une affiche mentionnant une offre spéciale pour tant de tickets . Et , parce que nous avions toujours faim , nos mères vérifiaient que nous avions toujours une partie de leurs tickets ‘en trop’ .
Avec un air un peu embarrassé, la serveuse nous dit que nous n’avions pas besoin de tickets .Nous commandâmes le gâteau. Lorsqu’il fut servi, la serveuse s’excusa de ne pouvoir nous offrir autre chose que de l’eau comme boisson. Cela nous était égal . Tout ce que nous voulions, c’était un morceau de vrai gâteau sucré.
Je pris une grosse bouchée. Ma bouche se serra à l’intérieur. Le gâteau avait un goût de sciure savonneuse. Je regardai Marcella. Elle ne parvenait pas à garder dans sa bouche la petite bouchée qu’elle avait prise. Elle la cracha et but rapidement un peu d’eau . J’avalai la mienne et eus peur de vomir.
Un instant après, Marcella se mit à rire, et me montra du doigt. ‘Tu devrais te regarder, ‘dit-elle. ‘tu as l’air d’avoir avalé un rat !’
‘Maintenant , nous savons pourquoi il n’y a personne.’, dis-je.
La serveuse arriva à notre table et enleva rapidement les assiettes.
‘Vous n’avez rien à payer pour ça, ‘ dit-elle . ‘Je n’aurais pas dû vous servir cette sciure du tout , mais on m’avait dit de le faire.’
Elle avait l’air si honteuse que Marcella et moi nous nous sommes sentis presque aussi désolées pour elle que pour nous , mais quand nous sommes sorties , nous nous sommes remises à rire de notre propre bêtise. Il n’y avait pas de vrais gâteaux à Vienne, et nous aurions dû le savoir.
Les gens sur la Mariahilferstrasse nous regardaient avec des regards curieux. Le rire était peu courant dans la rue à cette époque . Quand nous sommes repassées devant la boutique sur le chemin du retour , il y avait une pancarte ‘Fermé’ dans la vitrine , et les ‘gâteaux’ à l’air délicieux avaient disparus . »

Dans les camps des jeunesses hitlériennes

Ilse Koehn raconte les conditions dans le camp d’été où elle est partie avec mille autres enfants de la jeunesse hitlérienne en 1942, soit disant pour aider à la moisson :

« Les grosses vaches sont Eva et Anita, nos conseillères , qui débordent de leurs uniformes de partout . Pas étonnant qu’elles soient si grosses à se bourrer comme elles font de quantités énormes de petits pains beurrés , de jambon, d’œufs , de viande et de gâteau , tout ceci sous les yeux de cent pauvres filles affamées . Elles s’empiffrent de toutes ces merveilles pendant que nous n’avons qu’une tranche, une mince tranche de pain avec du jambon pour le petit déjeuner ; de la soupe à l’eau avec une autre tranche de pain pour midi ; des vieilles pommes de terre détrempées avec du chou flasque et une boulette de viande le soir . Elles ont toujours un dessert , mais nous n’en avons jamais . Elles bavardent sans arrêt mais nous n’avons pas le droit de dire un seul mot . Nous devons rester assises , les mains sur la table nue , et attendre qu’elles aient terminé . Scheisse ! Tout est Scheisse ici ! »

En Italie fasciste

Ester Rota Gasperoni raconte les difficultés d’une famille d’italiens antifascistes à se nourrir en Italie du Nord.

« …il est vrai que dans les magasins on ne trouve plus ni café , ni sucre , ni œufs , ni farine. Le pain qu’ils vendent est noir et dur, comme du béton, et, comme dit Maman, plein de surprises : on y trouve des poils, des bouts de ficelle , des cailloux. Guido y a même découvert un clou. Les desserts, la viande, ont disparu de notre table. Nous mangeons des potages que Papa appelle les ‘potages hydrauliques’, faits avec beaucoup d’eau et des légumes que Luisa fait pousser dans le jardin. Comme plat de résistance, des pommes de terre et des haricots rouges. Selon Mlle Soratti , les haricots sont aussi bons que la viande , car ils contiennent des protéines . ‘Les haricots, c’est la viande du peuple,’ dit-elle. Je trouve que c’est une belle maxime, surtout parce que je n’ai jamais aimé la viande. Papa rit . ‘Bien sûr, le peuple doit se contenter de haricots pendant que notre chef et ses copains se régalent avec des rôtis . Maman dit qu’avec les cartes de rationnement on risque de mourir de faim . Papa décide alors d’aller chercher de la nourriture dans un endroit qui s’appelle ‘marché noir ». Une ou deux fois par semaine, au lever du soleil , il enfourche son vélo et se dirige vers la campagne. Il en revient avec de la farine, du lait , du beurre , des œufs.
Sur sa bicyclette noire, Papa est beau comme un prince sur son destrier. [ …]

Un soir Donati […] nous apporte deux lapins. Il m’en met un dans les bras. ‘C’est un cadeau pour toi .’ […] Donati nous offre aussi un petit cochon qu’il nomme Dux.[…]
Luigi introduit un terrible soupçon dans mon esprit . ‘Il faut que Dux grossisse pour que grand-père puisse en faire des saucisses et du jambon.’ Les mots de Luigi retentissent dans ma tête comme un coup de marteau . Et pourtant , ça fait si longtemps que je n’ai mangé du jambon que j’en ai presque oublié le goût .
Je suis étonnée par l’indifférence de Luigi :’Tu veux dire que Tonio va tuer Dux ?’
‘Bien sûr’ Je suis bouleversée . Je n’ose pas lui demander comment on tue un cochon – avec un fusil , une corde, un couteau ?- car j’ai peur de la réponse . Je me mets à pleurer.
Luigi ne semble pas ému par mes larmes . ‘Ne pleure pas. Le Bon Dieu a fait les cochons pour que nous les mangions.
‘Je préfère mourir de faim plutôt que de manger Dux.’ Et , pour la première fois ,je lui claque la porte au nez.
Mes lapins , heureusement , n’ont pas besoin de jambon pour grossir . Ils ont l’air bien en forme , et ils ont même fait des petits ,six au total. Une belle petite famille de lapins . Tonio m’autorise à leur donner à manger de temps en temps , et je les nourris avec amour. Je suis sûre qu’ils me reconnaissent quand j’ouvre la porte de la cage. […]
Un jour, Vincenzina nous sert du rôti . En regardant les morceaux de viande que Maman a mis dans mon assiette , je suis saisie par un horrible pressentiment.
‘C’est quoi , ce rôti ?’ je demande .
‘C’est du lapin,’ répond Guido avec un petit sourire.
Je lance mes couverts sur la table et je cours dans ma chambre ; j’ai envie de vomir. […]
Je boude pendant des jours . J’en veux à Donati , à Maman , Papa , Guido , Tonio , qui a tué le lapin et même à Vicenzina qui a préparé le rôti . Papa se fâche : ‘Tu devrais remercier le bon Dieu qui met de la nourriture sur ta table . Il y a des gens qui crèvent de faim .’ »

Dans les pays occupés.

En Hollande

Dirk vit avec ses parents et son grand frère à Amsterdam en 1943 :

« Avant , j’admirais mon frère . Et je croyais tout ce qu’il me disait. Plus maintenant. Il se vantait beaucoup , d’ailleurs. Avant la guerre , me disait-il souvent , on pouvait manger autant de chocolat qu’on voulait . On jetait les bananes et les pommes si on n’en avait pas envie. Et puis, ce n’était pas la peine d’aller chez un fermier pour avoir davantage de lait ou de farine , pas du tout : les commerçants vous les apportaient eux-mêmes chez vous ! J’étais presque incapable de me souvenir à quoi ressemblait une banane. Il y avait du pain blanc , disait Sebastian, et il n’y avait pas de savon en argile ou de peignes en bois . On pouvait acheter un costume en entier , et le commerçant vous ouvrait la porte avec une courbette. Des jouets ? Il suffisait d’aller dans une boutique . Du pain ? On téléphonait au boulanger. Les magasins étaient bourrés de choses à acheter. Sans tickets de ravitaillement et sans coupons. On n’avait même pas à faire la queue. Et je pensais au propriétaire de la confiserie près de chez nous , qui, à chaque fois qu’ il me voyait arriver , criait toujours :’ Tout est vendu ! Le magasin est vide !’ La dernière fois , j’avais terminé ma ration de bonbons et je n’ai acheté que des pastilles pour la toux. J’étais resté debout devant la vitrine, et je m’étais dit en moi-même :’ Je prendrai juste une livre de caramels. Et dix barres de chocolat .’ […] Non, Sebastian ne devait pas s’attendre à ce que je le croie . »


The disappearance of Goldie Rapaport
Le manque de nourriture à Varsovie en automne 1943 :

« Aller se coucher avec la faim était le plus dur .
‘S’il te plaît , pouvons-nous avoir du vrai pain ce soir ? J’ai tellement faim .’ Je suppliai .
‘J’ai une espèce de bonbon pour vous,’ dit Tante Zofia .
Elle ouvrit sa boîte à boutons et choisit quelques grands boutons en nacre blanche , exactement comme ceux que Ma Becky vendait.
‘Met en un dans ta bouche – ne l’avale pas- et suce le comme un bonbon. Imagine que c’est quelque chose de délicieux.’
Elle en donna un à Mira également et en mit un dans sa propre bouche ,le suçant bruyamment .
Bizarrement , cela marcha . Nous restâmes toutes les trois assises là , imaginant que nous étions en train de sucer de délicieux bonbons .
‘Exactement comme des morceaux de sucre,’ dis-je .
‘Le mien ressemble à un sucre d’orge à la menthe,’ dit Mira .
‘Le mien, c’est une pastille de menthe,’ dit Tante Zofia . »

« Je n’avait jamais entendu parler de pie au lapin. Je n’étais pas sûre que j’allais aimer. Mais je me trompais. C’était vraiment délicieux, comme tout ce que Tante Mona faisait à manger. Pourtant, je ne saurais jamais comment elle se débrouillait. Presque tout était rationnée à cette époque. Avec nos cartes de ravitaillement, nous pouvions encore acheter une certaine quantité d’aliments difficiles à trouver, comme la viande et la margarine. Il n’y avait plus d’oranges ni de bananes. Les œufs étaient rares et les œufs en poudre devinrent vite un ingrédient de base, ainsi que le lait en poudre. Les enfants en dessous de seize ans avaient des doubles rations. De cette manière, je suppose, je contribuais à l’alimentation de la famille. […]
Mais Oncle Larry, étant Oncle Larry, ne comptait pas que sur les cartes de ravitaillement. En plus d’aller régulièrement à la chasse aux lapins et aux cailles, il cultivait aussi un ‘Jardin de la Victoire’. »
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minty
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MessageSujet: Re: repas, goûters, pique-niques ... dans la série CD5   Lun 14 Juil - 19:26

Dès les premières semaines de l'occupation allemande , les Français sont préoccupés

Pour les enfants, tous les moyens sont bons pour se procurer un bon goûter . Ainsi , Joseph Joffo et sont frère Maurice accompagnent leurs amis au patronage pour profiter du goûter :

" à l'heure du goûter , l'abbé nous donnait un gros casse-croûte, du pain gris avec du chocolat fourré, le chocolat de l'occupation avec une pâte blanche au milieu , un peu gluante et vaguement sucrée. Parfois même il s'y rajoutait une banane déshydratée , une pomme..."

Quand à Régine et sa sœur Marcelle , dans Les étoiles cachées , elles accompagnent une de leurs amies aux Jeunesses du Maréchal :

« Il paraît , explique Jacqueline, qu’on s’installe dans un local , sur le boulevard . C’est pour les enfants du quartier. On peut jouer , chanter , et on nous donne un goûter.
Je suis très excitée.|[…]
- Je me suis renseignée . Jacqueline a raison , vous aurez un goûter , nous dit Maman dès son arrivée .[…]
Vers quatre heures, on s’approche de la grande table installée le long du mur : une planche sur des tréteaux . Des bols de chocolat chaud apportés par une dame et un jeune garçon fument à côté de grandes tranches de pain , et miracle, il y a une barre de chocolat fourré pour chacun de nous .
Je demande à Jacqueline :
- Quelle couleur tu as ?
Elle croque dans la barre .
- Vert
- Et toi ?
- Rose.
La mienne est bleue . Mais ces barres de chocolat qui contiennent si peu de chocolat ont toutes le même goût sucré , douceâtre , et fondent délicieusement sur la langue . En sortant , je suis bien soulagée quand Jacqueline ose , d’emblée, dire qu’on s’est « barbées ». Maman nous fait remarquer que si c’est seulement pour avoir une barre de chocolat qu’on peut acheter avec des tickets , ça ne vaut pas le déplacement . »

Renée Roth- Hano décrit la nourriture quotidienne de sa famille à Paris en 1941 :

« A la maison, c’est la soupe qui est devenue notre nourriture de base : Maman fait d’énormes soupières de potage aux poireaux, au chou , aux lentilles , et même au potiron - et , bien sûre , du potage aux pommes de terre quand nous avons la chance d’en trouver .
La seule chose qui est facile à trouver , c’est le foie , ou les tripes ; je ne me rappelle jamais lequel est lequel . Je suppose que c’est parce que les Allemands n’aiment pas ça . En fait , nous non plus, d’ailleurs.
Pendant ce temps , nous nous habituons aux rutabagas , et à cette horrible odeur qui reste des heures après la cuisson . L’autre jour, la propriétaire d’un étalage de légumes a refusé de nous vendre une misérable petite botte de carottes si nous n’achetions pas aussi des rutabagas ! […]
Les ersatz sont partout , du sucre artificiel jusqu’au faux tabac en passant par le substitut de café .
A la maison , Maman nous donne du sucre de raisin concentré – collant comme pas possible – ou suggère que nous sucions un bonbon au faux sucre pour rendre nos tisanes plus buvables.
Maman et Mme Chavignat prennent maintenant des tasses de Viandox – notre dernière trouvaille ; c’est ce qu’il y a de mieux à défaut de soupe , et cela vous réchauffe vraiment. […]
A l’école ils nous donne des biscuits à la caséine , que je déteste . Je les échange contre des barres de chocolat. Suzanne Blum échange les siens contre du rouge à lèvres. »

Lorsque Renée et sa sœur font les courses, non seulement ce qu’elles obtiennent n’est pas très appétissant , mais en plus , elles doivent écouter en silence les remarques des autres clients . Ces remarques sont pour la plupart anti-sémites : les juifs sont tous riches, ils achètent tout au marché noir, ce sont eux qui affament la France , ce sont les étrangers et non pas les Allemands qui « respirent notre air et mangent notre pain »…


The Dolphin crossing .

« ‘Allez , John, c’est aussi l’heure de notre déjeuner ,’ dit Mrs Aston.
Ils s’assirent dans la tache de soleil de la cuisine et mangèrent chacun une petite côtelette et une grosse portion d’épinards .
‘ Comment trouves-tu ton repas , John ?’ demanda Mrs Aston.
‘Bon.’
‘Le vert aussi ?’
‘Quoi ? Oui , ça va . Je n’adore pas les épinards .’
Mrs Aston toussota . ‘Ce ne sont pas des épinards, chéri , ce sont des feuilles d’ortie .’
‘Tu plaisantes, dit-il , en regardant ce qui restait dans son assiette avec horreur .
‘Non , chéri . Le magazine du Women’s Institute est rempli de suggestions pour tirer profit des ‘Ressources de notre île.’ ; et l’une d’entre elles était de manger des orties . Comme il ne pousse pas grand-chose d’autre dans notre pauvre potager cette année , j’ai pensé que je pouvais bien essayer .’
‘Eh bien, tu aurais pu me prévenir avant que je les mange !’
‘Allez, Janjan, ce n’était pas si mauvais , quand même ?’
‘Je finirai les miennes si tu finis les tiennes ,’ dit-il sombrement . Et les deux assiettes furent abandonnées. »

Les repas à bord du City of Benares

Wish Me Luck

« A chaque place , il y avait une serviette bleue en tissu de la couleur de la nappe , et assez de couverts pour ouvrir une boutique . C’était comme Buckingham Palace .
Les serveurs commencèrent avec de la soupe et du pain . Bleeker beurra rapidement plusieurs morceaux de pain , puis commença sa soupe avant que tout le monde ne soit servi . Miss Fisher , avec sa jolie voix chic , dit , ‘Nous pourrons commencer notre soupe quand tout le monde sera servi .’ Mais Bleeker ne fit pas attention à elle. Quand nous fûmes enfin tous servis, Bleeker avait déjà abandonné la cuillère et soulevait son assiette vers sa bouche . Il finit bruyamment les dernières gouttes avec un brusque mouvement de tête vers l’arrière puis essuya son assiette avec le pain . Il avait faim .[…]
Puis , il y eut du poisson blanc , luxueux avec de la sauce blanche et des petits bouts de vert parsemés sur le dessus .Incertain de la marche à suivre avec tous les couteaux et les fourchettes , je jetai un coup d’œil autour de moi pour voir comment les autres faisaient . Mais les autres gamins semblaient tout aussi décontenancés . […]
Après , il y eut du poulet – d’après Miss Fisher . Je n’avais jamais mangé de poulet auparavant , seulement de l’oie et de la dinde à Noël en Irlande . Cela sentait bon . C’était préparé dans une sauce brune , et il y avait deux petites pommes de terre avec dessus le même truc vert que sur le poisson ; un petit tas d’haricots verts ; un truc rougeâtre , pas du navet , parce que je connaissais le navet , mais quelque chose comme ça , et trois petits champignons avec un bout d’herbe comme des feuilles de carottes sur le dessus.
Personne ne parlait vraiment ; nous étions tous trop occupés à chercher quelle fourchette , quel couteau , comment on mangeait ça , ou ce qu’on faisait de ça .
Mais Bleeker ne semblait pas être gêné par quoique ce soit . Il avalait comme un cochon tout ce qu’on mettait en face de lui , il utilisait n’importe quelle fourchette ou couteau à sa portée , ou ses doigts , les léchant au passage ou les essuyant sur sa veste morveuse .[…]
Je mangeais tout sauf les champignons . Ils avaient l’air bon, mais si jamais ils étaient vénéneux ? Il valait mieux prendre ses précautions : je les laissais sur le côté de l’assiette .
Le dessert , c’était des pêches avec de la glace , et un grand bol de glace en plus si quelqu’un en voulait plus , ce qui était le cas .
Je pensais que nous avions fini , mais les serveurs , ou les stewards , comme Miss Fisher les appelaient , apportèrent des plateaux chargés de pain et de crackers , et de nombreuses variétés de fromages. Bleeker goûta chaque fromage , puis coupa des morceaux , plusieurs de chaque sorte et les enveloppa dans sa serviette , qu’il enfonça dans la poche de sa veste . Puis arrivèrent des paniers de fruits : pommes , oranges , prunes et bananes .
Nos yeux s’écarquillèrent . Tout le monde attrapa une banane ou une orange ; nous n’en avions pas vu depuis un an . Quelques petits ne savaient pas ce que c’était . »
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Georgina
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MessageSujet: Re: repas, goûters, pique-niques ... dans la série CD5   Lun 14 Juil - 20:16

blue a écrit:
les carambars classiques, au nougat mou (super trop bon) .


miam, les caranougats ! Bien meilleurs que les carambars...
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Anne
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MessageSujet: Re: repas, goûters, pique-niques ... dans la série CD5   Mar 15 Juil - 11:48

J'ai faim, je n'aurais jamais dû lire les extraits de Minty maintenant!!
lol!

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Les Dieux nous envient. Ils nous envient parce que nous sommes mortels, parce que chaque instant pourrait être le dernier. Tout est beaucoup plus beau parce que nous sommes condamnés.
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MessageSujet: Re: repas, goûters, pique-niques ... dans la série CD5   Mar 15 Juil - 15:07

J'ai trop tardé à répondre à ce post, excusez-m'en !
Tout d'abord, le montage de Sally sur les repas dans les Club des Cinq est original, impeccable, délicieux ! Je vois qu'elle (ou sa fille) a eu soin de choisir les illustrations de Jeanne Hives, sauf pour celle du panier qui fut dessiné aussi bien par Simone BEAUDOIN que par Jeanne HIVES.
Bien entendu, Serge, j'en bave sur mon clavier ! Tu me connais trop bien !
Bon, ces jolies descriptions des plaisirs de la bouche mises à part, ce que dit Minty sur le manque d'aliments en Europe au milieu du siècle dernier est fort émouvant. Quoi de pire que de se coucher le ventre vide. Il doit être affreux de n'avoir rien à se mettre sous la dent. Heureusement que dans nos sociétés modernes, le consommateur n'a que l'embarras du choix.
Pour en revenir à EB, ne croyez-vous pas qu'elle y est allée un peu trop loin avec toutes ses descriptions à vous mettre l'eau à la bouche ? Nous qui avons le garde-manger bien garni, (et le porte-feuille aussi d'ailleurs !), nous sommes en mesure d'apaiser notre faim à toute heure de la journée ou de la nuit. Or, pour un enfant des années 40-50 obligé de se contenter de pain sec et d'eau pour tout repas, n'aurait-il pas littéralement souffert en lisant ces pages de thé-pique-niques, goûters pantagruéliques, festins fabuleux ? Poussé par les tiraillements de son estomac, il aurait sans doute perdu connaissance en raison de la torture infligée par tous ces plats à s'en lécher les quatre doigts et le pouce !
Vu d'une autre façon, ce n'est guère à l'honneur de madame Blyton...
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marina
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MessageSujet: Re: repas, goûters, pique-niques ... dans la série CD5   Mar 15 Juil - 22:03

blue a écrit:
Bravo à la fille de Sally pour ses montages ! Je n’ai lu que trois Club des Cinq, et j’ai constaté effectivement que la nourriture tient une grande place, surtout les goûters. Dans Fantomette aussi, avec Boulotte, qui mange tout le temps. Par contre, dans Les six Compagnons, les repas sont expédiés à la vitesse grand V, surtout quand ils vont enquêter.

Je me rappelle, avant d’aller à l’école, je passais par la boulangerie ou le Tabac, et j’achetais toutes sortes de friandises. Elles étaient à 5 ou 10 centimes. Il y avait les boules de neige en meringue, 5 petites pastilles colorées sous papier transparent (on les retrouve sous l’appellation de Look o Look), les nounours en gomme blanche, les coquilles à lécher, les carambars classiques, au nougat mou (super trop bon) et aux fruits, le malakoff (petite barre de chocolat au lait avec des éclats de noisettes dans du papier doré orange), les Milky Way, une petite barre de chocolat au riz (je crois 2 ou 3 carrés, je sais plus le nom), les boules de chewing-gum (de la taille des grosses billes agates, creuses à l'intérieur), les fines barres de chocolat au lait qu’on mettait dans des pains au lait à la récré, et d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit. Pour 20 ou 30 centimes, on avait la poche pleine. Dernièrement je passe au Tabac, alors les Mars, Nuts, Kit Kat, etc., étaient à 50 centimes, puis ils sont passés à 70, et là ils sont à 90. Si quelqu’un a une machine à remonter dans le temps, je suis preneur.


Ca me rappelle moi et mon frère, sauf que nous c'était surtout le mercredi et le week end ! Les Milky Way, ça c'est trop trop bon ! Les caranougats aussi... Et tous les bonbons Haribo... Je veux bien remonter le temps aussi...
_________________
Je recherche:
Les six compagnons et les caïmans roses de Maurice Périsset
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