"Un oiseau aura peut-être pénétré dans la pièce et se sera emparé de la broche, suggéra Alice"
Bien vu, Alice. C`est sûrement ça !

Je me moque, je me moque, mais finalement, c´est plutôt un bon Alice, un des premiers d´ailleurs.
Dès le départ, les méchants sont très méchants et les gentils très gentils. On est loin de Scoobydoo, quand, à la fin, François enlève le masque du méchant et, quelle surprise, c´était le conservateur du musée, ou le concierge de l´immeuble ou encore le vigile du magasin qui avait fait le coup. Bref.
On est bien aux Etats-Unis, avec une petite jeune fille de bonne famille qui se déplace avec un revolver, qu´elle dépose même sous son oreiller la nuit. A propos de bonne famille d´ailleurs, c´est quand même bien pratique d´être la fille de James Roy :
"La plupart des gens ne savent pas de quoi ils parlent - il ne saurait en être de même avec la fille de James Roy. Si vous affirmez que Jeff Croll est un escroc doublé d´un voleur, je vous crois sur parole".
Mhm, moyen...
L´histoire est sympathique, pas crédible pour deux sous, sans aucune surprise donc, avec une Alice qui est entourée de gens dont elle a sauvé la vie ou au moins la maison. Comme d´habitude, les coincidences sont nombreuses et un peu agaçantes, mais un Alice sans coincidence, c´est un Club des Cinq sans goûter gargantuesque.
Les deux soeurs sont très gentilles et je ne comprends pas pourquoi elles ont l´air si revêche sur la couverture. Le Jeff Croll en question est quant à lui un vrai saligaud avec de sales manières.
Je dois quand même avouer que je me suis un peu ennuyée. C´est un peu longuet et mou du genou. Et puis les bonnes amies d´Alice m´ont manqué, enfin, surtout le beau et séduisant Ned, l´éternel fiancé.

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Fremd ist der Fremde nur in der Fremde. Karl Valentin
L´étranger n´est étranger qu´à l´étranger.