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 Jeanne Fournier-Pargoire

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fan_indien
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MessageSujet: Jeanne Fournier-Pargoire   Mer 11 Mai 2011 - 12:50

Je recherche des renseignements sur une traductrice d'Enid Blyton : elle s'appelle Jeanne Fournier-Pargoire, à qui l'on doit la version française des livres d'école de Blyton, ainsi que de nombreux clan des sept, quelques club des cinq et plusieurs "belles histoires".
Ayant comparé, pour mon bon plaisir (!), le texte de la VO et celui de la VF traduit par cette traductrice, j'ai très envie d'en savoir plus sur elle.
Hélas ! je n'ai rien trouvé d'intéressant sur google, si ce n'est qu'elle a traduit beaucoup d'autres romans à partir de l'anglais.
Je sais seulement son nom car il figure dans un ancien numéro du journal de littérature intitulé "le Rocambole".
Quelqu'un pourrait-il me fournir de plus amples renseignements sur cette traductrice ? J'aimerais connaître son parcours de traductrice, comment elle en est devenue une, comment aussi Hachette a pu l'avoir contactée pour signer avec elle d'aussi nombreux contrats, comment enfin la qualité de ses traductions est bien supérieure à celle de ses confrères ayant également travaillé à la traduction des livres d'EB.
Merci d'avance de votre aide.
cheers
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Mer 11 Mai 2011 - 19:17

Bonjour Sree,

Je comprends vraiment ta frustration et je ne voudrais pas doucher tes espoirs, mais il faut regarder les choses en face... Même si l'on retrouve une trace de Jeanne Fournier-Pargoire, genre quelques éléments biographiques, je doute vraiment que l'on arrive à réunir beaucoup de choses concrètes sur son travail.

C'était juste une traductrice, c'est à dire que pour l'époque elle devait être encore plus méprisée que l'auteur et l'illustrateur.
Du coup, quelles traces les éditeurs ont-ils bien pu garder de cette travailleuse de l'ombre ? Quand on voit comment ils se débarrassaient sans états d'âme des originaux des illustrateurs...


Cela dit, ne désespérons pas. Si ça peut t'intéresser, voici déjà un article de 8 pages écrit par Jeanne Fournier Pargoire. Oui, un texte de sa propre plume, pour changer. Il a pour titre : La vie littéraire : L'esprit classique en Angleterre

Il a été publié dans la Revue Hebdomadaire et son supplément illustré, n°36 du 4 septembre 1926.

Lien vers le document PDF
source : http://gallica.bnf.fr


On n'y apprend rien sur Jeanne malheureusement, mais cela prouve au moins qu'elle avait une solide formation classique, et avec un nom aussi distingué, cela suppose qu'elle venait d'une famille de rang élevé.
D'ailleurs, sur le site de la BNF on trouve plusieurs auteurs du nom de Fournier-Pargoire ayant publié entre 1850 et 1934 (dont un médecin, un historien) . Peut-être y a-t-il un lien de parenté plus ou moins proche, qui sait ?

Pour ce qui est de sa date de naissance, difficile de l'évaluer avec précision, mais elle a commencé à traduire à la fin des années 20. A mon avis il y a des chances pour qu'elle soit née vers 1900.
Pour la date de sa mort, il faudrait déjà voir à quelle période elle a cessé de traduire, et éplucher toutes les notices de la BNF, mais c'est assez fastidieux car il faut enlever toutes les rééditions. Par exemple je doute que les ouvrages traduit Par Jeanne Fournier-Pargoire référencés dans les années 90 et 2000 soient des 1ères traductions françaises. Travail de fourmi, donc.
Concernant sa vie : s'est-elle mariée, a-t-elle eu des enfants ? Mon intime conviction c'est que non, et que du coup elle n'a pas laissé de descendants. Jeanne Fournier-Pargoire, traductrice stakhanoviste conciliant mari et vie de famille ? J'ai du mal à me l'imaginer.
A moins bien sûr que son nom de jeune fille soit Jeanne Fournier et qu'elle ait épousé un Pargoire, mais comme dit précédemment, les Fournier-Pargoire existaient déjà dans les années 1800...


Ce qui est marrant c'est le début de la 1ère page, juste avant l'article : il est fait mention de Louis Latzarus, qui n'a pas pu publier son article habituel pour cause de vacances !. Avait-il un lien de parenté avec la célèbre Marie-Thérèse Latzarus qui a publié une dizaine de livres dans la Bibliothèque Rose Illustrée de 1925 à 1951 ? C'est fort possible. Le monde de l'édition parisien étant très petit, je me dis que si Jeanne écrivait régulièrement pour cette revue, elle était peut-être plus qu'une traductrice anonyme, et elle pouvait alors avoir des liens avec d'autres auteurs plus ou moins célèbres de l'époque. J'imagine qu'il doit ainsi exister des tas de correspondances et tout ce genre de choses palpitantes.

Bon je vais arrêter là avec toutes mes hypothèses farfelues, arrêtons de rêver...
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Mer 11 Mai 2011 - 23:23

Sinon sur Gallica il y a deux revues littéraires dans lesquelles on retrouve mention des ouvrages traduits par Jeanne Fournier-Pargoire au début de sa carrière (nouvelles, poésies, romans), avec quelque fois une critique par rapport à la traduction (voir les liens). Il s'agit de :
- la Revue anglo-américaine (RA-A)
- La Quinzaine critique des livres et des revues (QCLR)


Traductions de Jeanne Fournier Pargoire :

- (RA-A) William Butler Yeats : Poèmes - paru dans Revue de Genève en janvier 1924
- (RA-A) Michaël Arlen : Une aventure à l'eau de vie - nouvelle parue dans Le Monde Nouveau du 15 juin 1925
- (RA-A) John Galsworthy : Une femme - nouvelle parue dans Le Monde Nouveau du 15 octobre 1925
- (RA-A) John Galsworthy : Le Retour - nouvelle parue dans Revue Bleue du 16 janvier 1926
- (RA-A) John Gould Fletcher : Dans la cité de la nuit - poème paru dans Le Monde Nouveau du 15 janvier 1927
-(RA-A) C. K. Chesterton : Le Prêtre du Printemps - paru dans Revue Bleue du 16 février 1929
- (RA-A) John Galsworthy : Le Salut d'un Forsyte - paru dans Revue Bleue du 2 et 16 mars janvier 1929
- (RA-A) C. K. Chesterton : La Ballade d'une ville étrange - paru dans Le Monde Nouveau en avril 1929
- (RA-A) Virginia Woolf : La Soirée du docteur Burney (père de Fanny Burney) - paru dans Le Figaro le 19 août 1929 et numéros suivants)
- (RA-A) Virginia Woolf : Cowper et lady Austen - paru dans Le Figaro le 22 et 23 septembre 1929
- (RA-A) C. K. Chesterton : L'Oiseau jaune - fantaisie parue dans le troisième cahier de Vigile en 1930
- (QCLR) Roy Vickers : La Rose verte (The Mystery of the scented death) - roman publié à la Librarie des Champs-Elysées (Le Masque), en 1930
voir la critique ici
- (QCLR) Anne Douglas Sedgwick : La Petite fille française - roman publié chez Plon en 1930
voir la critique ici
- (RA-A) John Galsworthy : Un homme du Devon - nouvelle parue dans Revue Bleue du 17 mai 1930
- (RA-A) A. Bennett : Le Parapluie - nouvelle parue dans Revue Bleue du 16 août 1930
- (QCLR) Philippe McDonald : Le Noeud coulant (The Noose) - roman publié chez Gallimard en 1931
voir la critique ici
- (QCLR) John Laurence : L'Auberge de la double croix - roman publié à la Librarie des Champs-Elysées (Le Masque), en 1931
- (RA-A) Virginia Woolf : La Demi soeur de Fanny Burney (Maria Allen) - paru dans Le Figaro les 16-17-18 février 1931
- (RA-A) Clemence Dane : Régiment de femmes - roman paru chez Plon en 1932
voir la critique ici
- (RA-A) D.H. Lawrence : L'homme qui aimait les îles - paru dans La Revue de France le 1er novembre 1934.
voir la critique ici (Jeanne Fournier-Pargoire était donc mariée !)


Quand on voit les écrivains à qui elle s'est frottée au début de sa carrière (avec la plupart du temps de jolies critiques quant à ses traductions), on ne s'étonne pas de son style et de ses traductions réussies des Famous Five d'Enid Blyton (3 titres au total : Le CD5 va camper, La Locomotive du CD5, Le CD5 et le coffre aux merveilles). Mais je suis quand même étonnée qu'après un tel parcours elle en soit venue aux livres pour enfants. Concours de circonstances ou goût réel en la matière ? On ne saura peut-être jamais.


Bon voilà Sree l'état actuel de l'enquête. Pas très avancée c'est sûr mais pour ma part j'ai déjà appris une foule de choses.
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fan_indien
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Mar 17 Mai 2011 - 8:49

Merci Maryland pour ces renseignements si utiles.
Je me doutais bien que cette traductrice était issue, sinon de la noblesse, d'une classe sociale assez élevée.
Merci aussi de m'avoir fourni la liste des livres, autres que ceux d'EB, traduits par Jeanne Fournier-Pargoire.
A ma connaissance, elle a traduit jusque vers la fin des années 70, années où parurent les derniers titres des "belles histoires" dans la collection BR.
Des autres traductrices de Blyton (je ne pense pas que celle-ci ait eu de traducteurs français, à en croire la revue littéraire "Le Rocambole"), c'est Fournier-Pargoire la meilleure.
Bon, c'est vrai qu'Hélène Commin, Arlette Silvain et Claude Voilier ont un style très plaisant, mais aucune n'a traduit beaucoup de livres d'EB ni n'égale en qualité leur consoeur Jeanne Fournier-Pargoire.
Encore une fois, un grand merci à toi Maryland !
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Mar 17 Mai 2011 - 21:10

Sree, la liste que j'ai mise, ce sont seulement les nouvelles et poèmes qu'a traduits Jeanne Fournier-Pargoire et qui sont parus dans des revues. Ces travaux ne sont pas tous recensés à la BNF et je pense qu'il en existe encore d'autres du même genre.

Par contre, si la bibliographie complète de Jeanne Fournier-Pargoire t'intéresse, va sur le site de la BNF, c'est assez impressionnant : http://catalogue.bnf.fr/
(tu vas dans "Index" à gauche, et ensuite tu n'as qu'à rentrer Fournier-Pargoire dans le champ auteur et tu as accès à toutes les notices)

Une autre info que j'ai récupérée sur le site de la Bibliothèque du Congrès (Library of Congress) :
Jeanne Fournier-Pargoire serait née en 1915. A prendre avec un maximum de réserves car ce n'est absolument pas cohérent quand on voit les dates de publication de ses premières traductions.
A moins qu'il existe une homonyme ??! (et dans ce cas-là, bonjour les ennuis Rolling Eyes )


Plus intéressant, Jeanne Fournier-Pargoire a écrit une chronique sur l'écrivain britannique Kenneth Weeks qui fait partie de l'Anthologie des écrivains morts à la guerre 1914-1918.

C'est un ouvrage en 5 tomes parus de 1924 à 1926, aux Editions E. Malfère dans la Collection Bibliothèque du hérisson.

Je ne sais pas si Jeanne Fournier-Pargoire a écrit d'autres chroniques sur d'autres écrivains dans cette anthologie (ce serait bien de pouvoir vérifier), mais il existe au moins celle-là, et ça vient conforter l'article écrit sur la littérature anglo-saxonne : oui il s'agit bien de la même Jeanne Fournier-Pargoire.
Cette chronique est disponible sur le site de l'Amicale des Anciens de la Légion Étrangère de Paris :

http://amalep.free.fr/le/grands/weeks/weeks01.htm

http://amalep.free.fr/le/grands/weeks/weeks02.htm


Bonne lecture. Very Happy
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fan_indien
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Jeu 19 Mai 2011 - 11:06

C'est fou ce que tu arrives à trouver comme renseignements, Maryland ! Bravo !
Tu m'as déjà réuni un grand nombre d'éléments sur Fournier-Pargoire, éléments qui vont me permettre d'en savoir plus long sur elle et ses oeuvres.
Tu m'as même déniché sa date de naissance : fantastique !

Merci beaucoup !
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Jeu 19 Mai 2011 - 13:53

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marina
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Jeu 19 Mai 2011 - 18:04

Grany02 a écrit:

Soit elle est précoce en étant née en 1915, soit la date de naissance est fausse ou il y a un homonyme...

Le livre à été écrit par LAWRENCE D. H. pendant l'été 1924

Comme l'a souligné Maryland...

Je me disais que ce nom m'était familier, après avoir été voir surle site de la BNF comme l'a conseillé Maryland, j'ai compris pourquoi : elle a traduit bon nombre de romans policiers, dont un auteur que j'affectionne particulièrement : John Dickson Carr !
Plus curieux, j'ai vu qu'elle aurait aussi traduit du Barbara Cartland !
Le mélange des genres ne lui faisait a priori pas peur s'il s'agit d'une seule et même personne !
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Jeu 19 Mai 2011 - 20:45

Oui, 1915 c'est une date très étrange, elle n'a quand même pas commencé à traduire Yeats à 9 ans ! Personnellement je n'y crois pas. A-t-elle une homonyme ? Je ne veux pas y croire, mais c'est hélas possible.

En tous les cas je suis persuadée que la Jeanne auteur du texte sur la littérature Britannique, la Jeanne auteur de la chronique sur Kenneth Weeks, et la Jeanne qui a traduit des poèmes et nouvelles anglo-saxonnes dans les années 20/ début des années 30 est une seule et même personne, et cette personne n'est pas née en 1915.

Quant à sa date de naissance, je n'ai trouvé que deux sources :

- le catalogue de copyright de 1947 de la Bibliothèque du Congrès :
Il nous indique que cette Jeanne Fournier-Pargoire a fait les traductions suivantes :
- Eileen Arbuthnot Robertson : Four Frightened people --> Robinson n'existe pas (Paris, R. Juillard, 1946)
- James Hilton : We are not alone --> Nous ne sommes pas seuls (Paris, hachette, 1946)

- une bibliographie de l'écrivain Gilbert Keith Chesterton, qui reprend des infos provenant de la Bibliothèque du Congrès.
Jeanne Fournier-Pargoire aurait traduit :
The blast of the book --> le livre maudit (Paris, Editions du Bateau ivre, 1946)

Tiens, Chesterton, comme par hasard, l'auteur dont elle a traduit 3 nouvelles à la fin des années 20 ! La Jeanne née en 1915 aurait donc commencé à traduire Chesterton à 14 ans ? Ou bien alors il y aurait 2 Jeanne, Fournier-Pargoire toutes les deux, qui auraient non seulement eu la chance d'être traductrices mais qui se seraient intéressé au même auteur ? Comme un commerce familial se transmettant de générations en générations, par exemple Jeanne mère et fille, traductrices officielles de Chesterton ? C'est crédible ?
Troisième hypothèse : 1915 est une date erronée. C'est crédible.


Fait troublant qui pourrait crédibiliser la 2ème hypothèse : dans le journal Le Figaro, qui dans les années 30 publiait des nouvelles sous forme de feuilletons, Jeanne Fournier-Pargoire est créditée en tant que Mme et de Mlle, c'est selon. D'où peut-être bien 2 Jeanne Fournier-Pargoire, en fait.



Sinon j'avais oublié de vous livrer un indice intéressant (même si il ne mène pas très loin) :

Jean Berl, un poète des années 20/30, super méconnu (il n'a qu'un seul ouvrage référencé à la BNF : Jeu de dupes, paru en 1932, introuvable en 2011), éternel malade qui semblait presque goûter les joies de la convalescence prolongée (quand on voit ce qu'il écrit !), oui, ce mystérieux Jean Berl a eu la chance et l'honneur de croiser notre Jeanne Fournier-Pargoire (voire plus !). Où ça ? je vous le donne en mille : à l'hôpital, pardi !

Et cloué sur son lit d'hôpital, Jean Berl a écrit un petit texte d'aphorismes sur sa condition de malade. Texte qu'il a dédié à... notre Jeanne, bien sûr !!!!
Le texte s'intitule En marge d'une feuille de températures (notes de clinique) et il a été publié dans La Revue Hebdomadaire le 28 février 1931

voir sur Gallica les pages 474 à 480

(tout ça me fait penser au poète Paul Bulliard qui a rencontré Paul-Jacques Bonzon au sanatorium. La coïncidence est troublante, n'est-ce pas Cédric ? Wink )


A noter aussi que Jeanne Fournier-Pargoire n'a pas débuté chez Hachette avec le Club des Cinq, comme on pourrait le croire : elle avait auparavant traduit un livre de Herbert Paatz : Voyages Merveilleux de Paul et Mariette (Doktor Kleinermacher führt Dieter in die Welt, 1938). Il est paru chez Hachette dans la Bibliothèque Rose Illustrée en 1941.

Surprenant tout de même de voir Jeanne Fournier-Pargoire, spécialiste de littérature anglo-saxonne, se mettre soudain à traduire de l'allemand. On peut se dire que c'était l'Occupation, qu'il y avait pénurie de traducteurs, certes. Mais là où c'est le plus étrange, c'est que l'auteur du livre, Herbert Paatz (pseudonyme d'Herbert Fiebrandt), n'était pas imposé à Hachette par les Allemands. En fait, il écrivait sous ce pseudonyme pour échapper à la censure du régime nazi. Finalement il a été incorporé de force dans l'armée Allemande en 1944, année de sa mort. Il avait 46 ans. Etonnant, non ?
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fan_indien
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Dim 22 Mai 2011 - 11:26

Tout de même, elle m'intrigue beaucoup, cette Fournier-Pargoire !
A en croire les dates de dépôt légal des derniers titres des "belles histoires", cette traductrice aurait traduit jusque vers 1980.
Si elle a commencé sa carrière de traductrice de livres dans les années 20, c'est à n'y rien comprendre !
Comment peut-on traduire pendant 60 ans et cela, sans que la qualité des traductions s'en ressente ?
J'en perds mon latin !
A mon avis, il a dû y avoir deux Fournier-Pargoire, l'une Jeanne et l'autre, dont on ignore le prénom, mais toutes deux faisant partie de la même famille. Il pourrait éventuellement s'agir d'une mère et de sa fille, selon l'hypothèse, très plausible, de Maryland, ou de deux soeurs, ou cousines, qui sait.
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Dim 22 Mai 2011 - 12:09

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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Lun 23 Mai 2011 - 1:01

Idée intéressante Grann02, mais selon les sources, on retrouve J. et Jeanne pour des ouvrages identiques qui sont parus la même année. Ou alors les sources sont fausses.

Par contre, problème plus compliqué :
on retrouve Jeanne Fournier-Pargoire référencée comme Mme et Mlle sur une période de plusieurs années, mais là encore, que croire ?


Et sinon, pourquoi aurait-elle terminé vers 80 ans ?
Car en fait, la liste de la BNF est trompeuse, et il y a beaucoup de rééditions dans les ouvrages récents.
En éliminant tous les doublons, sa dernière traduction originale est de 1988 avec Thank you, Mister Moto, de John Phillips MARQUAND. Info à prendre avec des gants, car même si la BNF n'a listé que l'édition de 1986, ça pourrait bien être une réédition, vu que l'ouvrage anglais est paru en 1936. Ou pire, ça pourrait être une vieille traduction sortie des tiroirs.
1915-1986, ça fait 71 ans, c'est tout à fait crédible.

Ce qui est curieux, c'est que les éditions Rivages ont publié plusieurs tomes de la série des Mister Moto de John P. Marquand, et il y a au changément de traductrice en cours de route :

1986 : Bien joué ! Mister Moto ---> Jeanne Fournier-Pargoire
1986 : Thank you, Mister Moto ---> Jeanne Fournier-Pargoire
1987 : Mister Moto est désolé ---> ?????
1988 : A votre tour, Mister Moto ---> Jacqueline Lenclud
1990 : Rira bien, Mister Moto ---> Jacqueline Lenclud

Disparition de Jeanne Fournier-Pargoire en 1986/1987 ???


En tous les cas, la date de 1915, si elle est fiable, indique une chose : on aurait plutôt affaire à 2 Jeanne Fournier-Pargoire : car enfin, on ne traduit pas Yeats à 9 ans, ou Virginia Woolf à 14 ans.

Le couple mère-fille est possible.
Mais Grany02, pourquoi exclure des cousines ? Par exemple, imaginons 2 frères Fournier-Pargoire avec 10 ans de différence. L'aîné a une fille à 25 ans et le cadet a une fille à 35 ans. Résultat, les 2 cousines ont 20 ans d'écart, et ce n'est qu'une fourchette basse.


Dernière édition par maryland le Lun 23 Mai 2011 - 1:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Lun 23 Mai 2011 - 1:46

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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Lun 23 Mai 2011 - 2:04

De la part d'un généalogiste, je suis très étonnée et je trouve que tu vas vraiment trop vite en besogne pour écarter d'emblée une piste sans aucun élément tangible.
En plus, tu parlais des âges (incompatibles selon toi dans ton 1er commentaire), et non des prénoms (incompatibles pour des cousines dans ton 2e commentaire). Donc bon, il faut savoir : ce sont les âges ou les prénoms qui sont incompatibles ?


Cela dit, on en est à répertorier les cas possibles, pas à éliminer les cas peu probables (et de quel droit, mon ami ?). Toi tu en élimines un d'office, ce raisonnement n'est pas digne de la rigueur d'un généalogiste. lol!
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Lun 23 Mai 2011 - 7:08

Perso, je n'ai pas lu de livres traduits par J Fournier-Pargoire autres que ceux écrits par Blyton.
En l'occurence, le style de traduction est le même pour tous les livres traduits par Fournier-Pargoire. Cette traductrice a une façon de traduire bien à elle et le lecteur la reconnaît aisément.
Or, s'il eût pu s'agir de deux traductrices (mère et fille, ou tante et nièce, car Maryland et Grany02 ont exclu la possibilité de soeurs), comment s'explique le fait qu'elles eussent toutes les deux traduit dans le même esprit, souvent vieille France ? La maman Fournier-Pargoire aurait-elle transmis son style à sa fille ? Ou se pourrait-il qu'elles eussent suivi toutes les deux les mêmes études en matière de traduction, qu'elles eussent fréquenté la même université ?
Maryland, j'apprécie la façon que tu as de piocher des renseignements aussi intéressants : tu es épatante !
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MessageSujet: Re: Jeanne Fournier-Pargoire   Lun 23 Mai 2011 - 10:00

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