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 Pour parler des "autres" littératures...

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snarkhunter
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MessageSujet: Pour parler des "autres" littératures...   Dim 14 Oct 2012 - 12:46

Voici un fil que j'ai eu l'idée d'ouvrir en lisant, des jours-ci, la petite remarque de Serge qui quit :

Admin-Serge a écrit:
(moi et la SF...)

Loin de moi l'idée de porter un jugement sur les goûts respectifs des uns et des autres. Mais je me suis dit que, ayant lu de nombreux romans et nouvelles dans un genre littéraire aussi vaste et varié, je devais bien être en mesure de trouver des oeuvres susceptibles de plaire à quelqu'un qui croit ne pas l'apprécier...

... Et deux titres se sont aussitôt imposés à mon esprit :

"Les plus qu'humains" (1953, Theodore Sturgeon), qui est en réalité constitué de trois nouvelles réunies. Des enfants assez... particuliers, en sont les personnages centraux. Je préfère ne rien dévoiler du récit pour vous en laisser la surprise de la découverte, si jamais vous ne le connaissez pas.

"Demain les chiens" (1944, Clifford D.Simak) : idem, il s'agit de la réunion de plusieurs nouvelles, qui forment toutefois un "tout" cohérent et racontent de quelle façon, dans le futur, les chiens ont peu à peu pris sur Terre la place de l'Homme (ce dernier ayant abandonné la planète), puis accédé à l'intelligence et au langage (aidés en cela par les robots laissés sur place par leurs anciens maîtres) et bâti une nouvelle civlisation dans un environnement très bucolique - dans la grande tradition de l'auteur.

Sachez que ces deux romans font sans le moindre doute partie des chefs-d'oeuvre absolus que compte le genre. Ils véhiculent tous deux une très intéressante réflexion sur le devenir de l'Humanité, ainsi que beaucoup, vraiment beaucoup, d'émotion.

Ils sont toujours disponibles en édition de poche (chez "J'ai Lu"), ainsi que - bien entendu - en occasion.

Alors, si vous pensez que la SF, c'est quelque chose ridicule, irréaliste ou mal écrit, essayez de vous laisser tenter par cette lecture que je vous propose aujourd'hui, et peut-être changerez-vous ensuite d'avis !
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Admin-Serge
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MessageSujet: Re: Pour parler des "autres" littératures...   Dim 14 Oct 2012 - 13:03

snarkhunter a écrit:
Voici un fil que j'ai eu l'idée d'ouvrir en lisant, des jours-ci, la petite remarque de Serge qui quit :

Admin-Serge a écrit:
(moi et la SF...)

Alors, si vous pensez que la SF, c'est quelque chose ridicule, irréaliste ou mal écrit, essayez de vous laisser tenter par cette lecture que je vous propose aujourd'hui, et peut-être changerez-vous ensuite d'avis !

Le problème est que j'ai déjà des passions en littérature, et que ne pouvant tout lire, je sacrifie sans hésitation des genres, pour les auteurs, et les genres que je préfère...

Mais rassure toi, il n'y a pas que la SF que je bannis !
Aussi tout roman se déroulant dans le monde de la médecine, de l'industrie, (sauf 19eme siècle et avant 14-18...) de la finance, de la haute bourgeoisie, (sauf si vu côté prolétaire)... tout ou presque la littérature étrangère, sauf rares livres anglais 19eme siècle...

Bref, j'ai tant à lire que je trie pour me "régaler" que ce que j'affectionne !

Je sais, j'ignorerai des chef-d'oeuvres, je serai ignare pour un tas de sujets... mais j'assume !
Je suis un électron libre... avec ses qualités et ses défauts... Embarassed Embarassed
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snarkhunter
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MessageSujet: au   Lun 15 Oct 2012 - 15:08

... De toute façon, il est matériellement impossible de lire tout ce qui existe, alors on est bien obligé de faire des choix !

Et, pour un chef-d'oeuvre que l'on aura laissé de côté, il en restera d'innombrables autres, dans des domaines différents. Alors il n'y a aucun regret à avoir, je pense.

Pour ma part, j'aime beaucoup relire des oeuvres qui m'avaient marqué à une époque lointaine. Certaines s'avèrent en définitive plutôt décevantes (... mais je sais que c'est parce que j'ai changé, moi, plutôt qu'elles !) alors que d'autres, au contraire, ont conservé toute leur "magie" malgré les années et mon évolution personnelle.

Par ailleurs, j'ai bien conscience aussi que tout livre relu représente également une découverte qui n'aura pas lieu - ou qui s'en trouvera retardée. Mais cela ne me dérange pas : si c'était vraiment le cas, on n'écouterait (par exemple) un disque qu'une seule fois dans sa vie, et ce serait bien dommage !

Le plus important, me semble-t-il, c'est de ne pas oublier que nos vies sont bien courtes, en regard de toutes les belles choses que ce monde offre à notre regard et à notre esprit.

... On n'a donc pas le choix : il nous faut choisir !

Il serait certainement stupéfiant d'observer le diagramme de nos vies sous forme d'un "arbre des choix", de voir tous les choix qui nous ont été soumis, ceux que nous avons effectués, et les alternatives que nous avons laissées de côté, ce faisant.

Pour moi, en tant qu'individu, la seule forme d'échec que je reconnaisse, c'est, ayant fait un choix parmi plusieurs options, de le regretter ultérieurement. Cela ne m'arrive pas si souvent, fort heureusement !

... Et n'oublions pas, n'oublions jamais, que nous sommes également nous-mêmes le "résultat" du choix d'autres personnes : celles qui nous ont donné le jour, celles dont notre parcours a croisé le chemin, etc.
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speleo26
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MessageSujet: Re: Pour parler des "autres" littératures...   Lun 15 Oct 2012 - 15:54

snarkhunter a écrit:
.... Et n'oublions pas, n'oublions jamais, que nous sommes également nous-mêmes le "résultat" du choix d'autres personnes : celles qui nous ont donné le jour, celles dont notre parcours a croisé le chemin, etc.

Bonjour,
Amusant cette remarque, celà rejoint (un peu) ce que nous apprenions récemment sur l'Uchronie...
Spéléo
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snarkhunter
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MessageSujet: Re: Pour parler des "autres" littératures...   Lun 15 Oct 2012 - 16:29

speleo26 a écrit:
Bonjour,
Amusant cette remarque, celà rejoint (un peu) ce que nous apprenions récemment sur l'Uchronie...
Spéléo

Bien sûr...

C'est exactement cela, l'uchronie : l'étude de ce qui aurait pu être si certains événements s'étaient déroulés autrement que ce qu'ils ont été.

Certaines uchronies sont situées par leurs auteurs dans notre passé : cela peut donner par exemple le courant qu'on appelle "steampunk", qui positionne dans le passé (le plus souvent, le XIXè ou le début du XXè siècle) un monde empruntant un peu de sa technologie à notre présent, voire à un futur hypothétique. Ou bien, à l'inverse, un futur très proche basé sur un déroulement historique différent. Parmi les exemples célèbres de cette dernière tendance, on peut citer le célèbre roman "Le maître du haut-château", de Philip K. Dick, qui avait reçu le prix "Hugo" à sa publication, dans les années 60. Ce roman nous présente un monde dans lequel les forces de l'Axe ont remporté la 2de Guerre Mondiale, et qui est donc resté dominé par l'Allemagne et le Japon.

Disons que le genre a tout de même ses limites : on ne peut pas ressasser Jules Verne et george Orwell indéfiniment sans finir par lasser le public !

En fait, on pourrait sans doute considérer que tout roman de SF qui situe son action dans le futur est en quelque sorte une uchronie par définition. Mais ce n'est pas le cas, puisque de très nombreuses oeuvres s'appuient sur des postulats ou des technologies inexistantes, et dont rien ne permet de supposer qu'elles ont la moindre chance d'exister un jour. C'est peut-être ce qui distingue l'uchronie de l'anticipation pure.

Mais je ne m'avancerai pas sur ce sujet, n'étant pas spécialiste du domaine, et n'ayant pas non plus le temps de faire des recherches intensives pour étayer ma réflexion et mon propos !
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snarkhunter
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MessageSujet: Re: Pour parler des "autres" littératures...   Jeu 18 Oct 2012 - 13:18

... Je profite de ma lecture plus détaillée du fil consacré à "Langelot agent secret", et au compte-rendu enthousiaste de Philippe (speleo26), pour revenir sur la description de l'univers du renseignement à travers un autre auteur, que j'avais découvert vers la fin des années 70, à travers l'adaptation cinématograhpique de l'un de ses romans tout d'abord, puis l'achat et la lecture du roman proprement dit.

Il s'agit de "IPCRESS, danger immédiat" ("The IPCRESS File" en VO) : roman de Len Deighton, puis film de Sydney J. Furie (1965).

Il s'agit là de l'antithèse absolue de ce qu'on a pu voir avec, disons, "James Bond". Ce n'est en aucun cas un roman d'action : je pense qu'on est sans doute plus proche ici des ambiances d'un John Le Carré.

Le personnage principal (qui n'est d'ailleurs jamais nommé dans aucun des romans de la série que l'auteur a écrits, mais a néanmoins été baptisé "Harry Palmer" pour les besoins du cinéma), est un petit agent que l'on pourrait sans doute décrire comme "laborieux", méthodique, méticuleux, affligé d'une très mauvaise vue, et d'un esprit cynique et irrespectueux qui lui vaut souvent la désapprobation, voire des blâmes, de ses supérieurs. Mais aussi un véritable gourmet. Une sorte de Columbo de l'espionnage, mais sans ce côté "faux naïf" cultivé par le célèbre inspecteur de police, en quelque sorte. Ainsi qu'un séducteur impénitent.

Bref, on découvre tout de la "routine" d'un tel travail : les planques interminables dans des appartements miteux, la paperasserie à n'en plus finir pour rendre compte de ses activités quotidiennes, les filatures de suspects dans des conditions souvent précaires, l'arme de service standard , imposée, qui change d'un département à l'autre, les intrigues obscures et dans lesquelles il est souvent difficile de voir clair. Etc.

Et puis... les films bénéficient de tout le talent de celui qui n'était encore à cette époque qu'un jeune premier très prometteur du cinéma britannique : Michael Caine.

Je vous les recommande (aussi bien le film que l'épais roman dont il est tiré), bien qu'il sera peut-être difficile de se les procurer aujourd'hui en version française : le roman n'a pas été réédité depuis des lustres, mais on doit pouvoir l'obtenir en occasion (édition au LdP). Idem pour le DVD, épuisé depuis un petit moment, mais encore accessible sur le marché secondaire.

Si vous êtes intéressé(e / s), sachez que deux autres romans de la série furent eux aussi adaptés au cinéma : "Mes funérailles à Berlin" ("Funeral in Berlin", 1966, Guy hamilton) et "Un cerveau d'un milliard de dollars" ("Billion Dollar Brain", 1967, Ken Russell).
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