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 nos premières larmes littéraires

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mouette
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MessageSujet: nos premières larmes littéraires   Mer 23 Jan 2013 - 23:33

J'ouvre le bal, sans hélas la belle robe rouge de Mrs O. !

En rappelant, si vous le voulez bien ni Bambi ni Crin-Blanc sauf si la lecture a précédé la vision des films. Et pourtant... oui je sais bien...

Comme je le disais naguère mon premier grand chagrin "littéraire" a été la poésie comme l'on disait alors de Paul Fort Le Petit Cheval Blanc que nous apprenions à l'école. Le sort de ce petit cheval si courageux et qui ne devait jamais voir le printemps était si injuste, si poignant ! Les histoires de chevaux sont d'ailleurs souvent tristes, je me souviens d'un passage de Jalna lu pourtant beaucoup plus tard sur la naissance et la mort d'un poulain qui me mettait les larmes aux yeux. Sans oublier Le poney rouge de Steinbeck et beaucoup d'autres...

Ensuite il y a eu L'Eventail de Séville, Maroussia... je me souviens aussi d'un extrait de Louis Pergaud qui devait se trouver dans un manuel de lecture et qui racontait la fin de Guerriot l'écureuil tué par un chasseur... en fait je crois que les fins tragiques d'animaux me bouleversaient plus profondément que celles des humains ! mais c'est peut-être une constante enfantine, je me souviens d'avoir vu ma fille en pleurs après avoir lu Akita de Bernard Clavel où une chienne, après avoir fait un long voyage pour retrouver son maître, meurt dans ses bras...

Je me fais peut-être des idées, mais il me semble qu'on ne ménageait guère la sensibilité des enfants dans les lectures scolaires ? c'est vrai que ces histoires assez rudes nous marquaient plus que des bluettes...

J'allais oublier Sans Famille et la mort si triste du petit singe Joli-Cœur parce que Vitalis n'a pas d'argent pour le soigner et que la pièce d'or arrive trop tard. Voilà un grand mélo qui s'assumait comme tel...

Pour justifier la tonalité forcément assez sombre de ce sujet je m'abriterai à l'ombre d'Alfred de Musset et nous appliquerai, toutes proportions gardées, ses vers " Les plus désespérés sont les chants les plus beaux / Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots". Et je dirai plus prosaïquement qu'on ne nourrit pas l'esprit des enfants avec seulement des bonbons ou disons de la guimauve... mais n'empêche, quand on est enfant, même pour une histoire, on est bien triste quand on est triste...

Wink
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Sally
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Ven 25 Jan 2013 - 14:43

Je ne suis guère fan des histoires tristes, surtout celles pour enfants.

Et justement, enfant, je détestais "sans famille" mais aussi "Pinocchio" qui passaient à la télé.

J'ai encore en tête un générique ... de Pinocchio ? je n'arrive pas à le retrouver. Grrr

Le voilà, en fait c'est le générique de fin :

http://www.youtube.com/watch?v=NKYsmjwVDO0

Mouette, je passe des livres aux séries télé mais je me souviens d'un seul coup de "Graine d'ortie" du même acabit:(

http://www.youtube.com/watch?v=zzVlUvLsXFs

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tali
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Ven 25 Jan 2013 - 15:17

Bonjour,



Tout comme Sally et comme je le disais dans un message précédent, je fuyais les livres tristes que je m'empressais de donner à quelqu'un ,moi qui n'aime pas trop donner mes livres même si je les prête volontiers, parfois hélas Wink , sans retour.

C'est ainsi que j'ai donné "La case de l'oncle Tom", évité "sans famille" (film et livre), "La petite fille aux allumettes".....Je n'aimais pas pleurer et j'étais ulcérée par l'injustice de ces fins tristes, j'en voulais à ceux qui m'offraient ces livres.

Cela m'a marqué très certainement car j'ai donné adulte, certains livres trop "dépressifs" du genre "La maison de jade" si je me rappelle bien du titre.
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cinejill
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Ven 25 Jan 2013 - 15:52

Sally,
Ne m'en veux pas si tu l'as dans la tête toute la journée 'lol!':

http://www.youtube.com/watch?v=vAnaAzk1U4M

Pour répondre à ta question Mouette, petite, j'aimais lire et j'assume totalement le fait que les livres m'apportaient surtout des émotions très vives et qu'elles soient tristes ou gaies, j'adorais le fait de les ressentir. Mon amour des histoires a commencé très tôt en écoutant des contes de Perrault que me racontaient mes parents et en regardant les illustrations de Gustave Doré dont certaines m'impressionnaient vraiment comme celle de l'ogre tuant ses petites filles.
Puis, dès que j'ai su lire, je me suis passionnée pour les écrits de la comtesse de Ségur : les malheurs de Sophie : je détestais quand elle était punie ou recevait des fessées même si elle faisait des bêtises ! Ensuite, l'affreuse mère "Mac mich" du "bon petit diable" me révoltait quand elle "était méchante" avec Charles dont les facécies me faisaient rire, puis le pauvre "torchonnet" de l'auberge de l'ange gardien; et les malheurs de Cadichon . Tout cela me touchait vraiment. Plus tard j'ai ressenti les mêmes émotions assez violentes avec les livres de Trilby .
Voila, pour les toutes premières larmes.
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joyadamson
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Ven 25 Jan 2013 - 16:47

Petite et même maintenant, j'ai toujours évité de lire ou regarder les films, où il arrive malheur aux animaux.

Le seul que j'ai lu, c'est "Elsa la lionne", et il m'est resté au travers de la gorge, c'est peut-être pour ça que j'en ai fait mon avatar, et que j'ai une admiration sans bornes, pour le travail de George et Joy Adamson.
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Caribou
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Ven 25 Jan 2013 - 23:52

Jacqou le croquant! à la mort de sa maman.
Mais je ne me souviens plus si c'est après avoir lu le livre ou vu la série télévisée qui passait à l'époque, fin des années 60.
Par contre l'heure passée à sangloter dans les bras de ma mère, je m'en souviens. Sad
Et aussi de l'éveil d'une certaine conscience politique...
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mouette
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Sam 26 Jan 2013 - 1:44

Merci beaucoup pour toutes vos contributions !


C'est vrai que la "Petite Fille aux Allumettes" c'était trop triste ! Je ne pouvais pas croire que la fin était si déchirante... Mais depuis que j'ai vu sur le site de Paul Durand la sublime couverture qu'il offre à cette histoire, mon souvenir en est tout, comment dire, adouci, et magnifié. Un exemple d'une sorte de "petite" résilience ?

J'ai vu et lu plusieurs adaptations de "Pinocchio" dont je me souviens plus ou moins, mais j'avoue n'avoir jamais lu la version intégrale (et originale) souvent plus rude. Tu es sûr, Sally, que c'est si triste ? Il passe par beaucoup d'épreuves, mais dans toutes les versions il retrouve Geppetto et redevient un vrai petit garçon ?
Mais tu as raison, il y a au moins une scène irrémédiablement triste, celle de la mort de son ami le mauvais garçon transformé en âne (c'est quand même très moraliste!)

Comme toi, Cinegill, je trouvais très cruel le traitement infligé à Sophie, toutes ces horribles punitions dues à l'affreuse Mme Fichini... et elle était bien sûr beaucoup plus attachante que les petites filles modèles!
Je crois que ce que j'ai trouvé le plus poignant chez la Comtesse c'est la mort du pauvre simplet, le pauvre Gribouille... bien sûr c'est une fin édifiante, et tout et tout, mais pourquoi lui, l'innocent ? Pas juste.

Je suis un peu comme Joy, je crois que j'ai été plus marquée par les histoires dramatiques d'animaux (sans y être pourtant particulièrement attachée, même si je suis très sensible aux rencontres et visions d'animaux sauvages) peut être aussi parce qu'elles sont souvent racontées de façon plus pathétique, et parce que nous avons l'impression qu'ils ne "méritent" pas cette souffrance, encore moins que les humains ?
Le détail qui m'avait le plus frappée dans "L'Odyssée" c'est l'histoire du très vieux chien Argos qui après vingt ans de séparation est le seul à reconnaître son maître Ulysse déguisé en mendiant. Il agite la queue puis s'éteint... une anecdote finalement plutôt heureuse puisque le vieux chien a eu cette dernière joie...

sunny

Caribou je viens de trouver ton message, et il me rappelle à moi aussi beaucoup d'émotion. Et un tel sentiment d'injustice.

Comme c'est très mélangé dans nos souvenirs, la frontière entre les livres et les films ou séries est peut-être finalement assez artificielle... toutefois on essaiera d'évoquer seulement des adaptations d’œuvres littéraires (même bien sûr si ce sont des albums !)
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Sally
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Sam 26 Jan 2013 - 11:00

Non, Pinocchio n'est pas si triste, il y a bien pire c'est certain.

Particulièrement la petite fille aux allumettes:affraid:dont j'avais un disque 45T que j'ai détesté à un point...

Je me souviens aussi de morts tout à fait injustes dans la Comtesse de Ségur, le récit des naufrages. Ce n'était pas moral tout ça.Mad

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cinejill
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Sam 26 Jan 2013 - 11:30

Pour une fois , je ne suis pas du tout d'accord avec toi Sally :
Pinocchio m'a toujours paru non seulement triste mais aussi sadique. et je le trouve très dur pour des enfants, encore plus depuis que j'ai lu la version originale où la "bonne" fée lui fait croire à sa mort pour le punir.

http://claude.sartirano.pagesperso-orange.fr/

Je suis désolée mais là je ne peux discuter plus longtemps aujourd'hui.

Belle journée à tous !
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Sally
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Sam 26 Jan 2013 - 13:29

C'est bien possible... je n'ai qu'un vague souvenir de l'histoire en fait Embarassed et il y a dû y avoir plusieurs versions par rapport au récit d'origine.

Voilà ce 45T dont je parlais...Mad



En parlant de sadisme, la petite sirène n'est pas en reste de ce côté là non plus.

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jazou
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Sam 26 Jan 2013 - 15:29

Ah oui! "La Petite Fille aux allumettes"! C'est un conte qu'on n'oublie pas, tellement il est triste. J'ai aussi été marquée par "La Petite Sirène" ou "Les Chaussons rouges": les deux se terminent mal.
Parmi les livres de la Comtesse de Ségur, il y aussi François le bossu: Christine est délaissée par ses parents et maltraitée par la bonne, François est moqué à cause de sa bosse. Le père de ce dernier recueille un enfant qui finit par mourir de ses blessures causée par un incendie.
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snarkhunter
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Sam 26 Jan 2013 - 17:35

En fait, je n'ai aucun souvenir de larmes d'enfances qui auraient pu résulter d'une lecture dans mon cas... Peut-être aussi parce que je n'ai pas été exposé alors à des récits de situations tristes.

Pour ma part, enfant, j'ai lu et relu "Un bon petit diable", et je ne crois pas avoir jamais trouvée triste cette histoire. Au contraire, toutes les astuces imaginées par cet enfant pour contrecarrer la méchanceté de la vilaine mère MacMish seraient plutôt pour moi jubilatoires. Seul le personnage de la douce Juliette apporte un contrepoint de délicatesse, mais je ne le trouve pas triste...

Je crois que c'est plus récemment que je me suis mis à ressentir plus vivement (... ou peut-être seulement à moins réprimer) mes sentiments à la lecture ou au visionnage de certaines oeuvres : ça n'est pas toujours un avantage de vieillir !Wink

En fait, il est une oeuvre que je me suis jusqu'ici refusé à regarder, bien qu'ayant acquis le DVD d'assez longue date : il s'agit d'ailleurs d'un dessin animé qui est la transposition d'une nouvelle.

voici ce dont il s'agit...

Il me semble que j'ai du mal avec les oeuvres dans lesquelles des enfants sont malmenés - par l'existence ou par d'autres personnes. Je crois que je ressens cela comme la plus profonde forme d'injustice.

... et on touche vraiment le fond du drame avec ce récit.

Mais, bon, j'ai été ému assez profondément par "1001 pattes" et "Wall-E" aussi, alors je ne suis certainement pas un exemple à suivre non plus !Smile

La thématique de ce fil m'évoque un épisode de la série "Friends", au cours duquel le personnage de Joey (notoirement inculte, et volontiers infantile) découvre "Les quatre filles du Docteur March", et finit par manifester une véritable empathie envers les personnages, au point d'apparaître profondément bouleversé après avoir lu le passage dans lequel Beth tombe gravement malade !

Sinon, je pense que ma découverte du "Comte de Monte-Cristo", dans les années 90, m'avait également assez marqué (... c'est une oeuvre que je trouve "monumentale"), et en particulier les déboires du brave monsieur Morel, que Dantès sauvera pourtant in-extremis de la ruine, dans un contexte émotionnellement assez difficile.
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tali
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Sam 26 Jan 2013 - 18:36

Bonsoir,

Comme Sharkhunter, j'ai lu et relu "Un bon petit diable", j'adorai! A aucun moment, je ne l'ai trouvé triste, à aucun moment, je n'ai eu à verser des larmes. Bien au contraire, je riais aux éclats de ses trouvailles comme le diable anti-fouet collé sur son postérieur Smile.

Par contre "La petite fille aux allumettes", "La case de l'oncle Tom".....j'aurai encore du mal à les relire, surtout "La petite fille aux allumettes", c'est quand même assez destructeur quand il s'agit d'un conte pour enfants. On a l'impression que c'est inéductable, qu'on ne peut pas se révolter, on est spectateur et impuissant, insurmontable pour un enfant!
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joyadamson
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Sam 26 Jan 2013 - 19:15



Et que dire des misérables......
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Sally
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Sam 26 Jan 2013 - 21:19

Exact ! on touche le fond avec Les misérables

Au collège, la prof de français nous avait fait lire Les fleurs d'Hiroshima ... pas bien gai non plus.

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chatpapillon
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Sam 26 Jan 2013 - 22:20

Sally a écrit:
Je ne suis guère fan des histoires tristes, surtout celles pour enfants.

Et justement, enfant, je détestais "sans famille" mais aussi "Pinocchio" qui passaient à la télé.

J'ai encore en tête un générique ... de Pinocchio ? je n'arrive pas à le retrouver. Grrr

Le voilà, en fait c'est le générique de fin :

http://www.youtube.com/watch?v=NKYsmjwVDO0

Mouette, je passe des livres aux séries télé mais je me souviens d'un seul coup de "Graine d'ortie" du même acabit:(

[url=http://www.youtube.com/watch?v=zzVlUvLsXFs
http://www.youtube.com/watch?v=zzVlUvLsXFs[/quote[/url]]



La musique c'est ici titre et tout.



http://www.youtube.com/watch?v=5TtXPJa7ZrY
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mouette
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MessageSujet: Re: nos premières larmes littéraires   Dim 27 Jan 2013 - 22:42

Bonsoir à tous !

Dans "Les Misérables" le fond est certes sombre (voir le titre...) et de nombreuses scènes très dures (la vente par Fantine de ses cheveux et de ses dents, la mort de Gavroche, et beaucoup d'autres) mais il y aussi des passages de tendresse et d'espoir : le geste de Mgr Myriel, les inoubliables scènes avec Jean Valjean portant le seau trop lourd de Cosette, puis lui offrant la "belle poupée" et enfin l'emportant loin des Thénardier... et aussi l'amour de Cosette et de Marius, même s'il conduit à une certaine amertume chez Jean Valjean, jusqu'à l'apaisement final.
Et c'est une œuvre tellement puissante et humaine que je trouve sa lecture (ou du moins celle de ses extraits...) plutôt tonique. Et c'est une œuvre universelle ! Un Hollandais m'a dit un jour que sa grande fierté après avoir bien appris le français à l'âge adulte avait été de lire "Les Misérables".
Si bien sûr c'est une lecture qui impressionne l'enfance, il me semble que ce n'est pas une tristesse, comment dire, malsaine ; mais plutôt de celles qui donnent de l'humanité, un peu comme pour "Jacquou le Croquant" dont parlait Caribou...

En revanche j'ai lu le résumé des "Chaussons Rouges" (ou "Souliers Rouges" selon les traductions) le conte d'Andersen que cite Jazou et que je ne connaissais pas du tout... une horreur, cette histoire ! et quel moralisme sinistre, cette pauvre fille qui doit accepter d'avoir les pieds coupés, simplement pour avoir eu envie de mettre de jolis chaussons rouges... ça fait penser à des pratiques hélas réelles et actuelles, et ça fait frémir !!

Sally, je n'ai pas vu "Graine d'ortie" mais je crois me rappeler avoir commencé à lire le livre qui était paru en Poche, et j'avais été un peu découragée par cette succession de malheurs, racontée de façon pas forcément très prenante... ça vaudrait peut-être le coup de réessayer maintenant ?

C'est Snarkhunter je crois qui parle des "Quatre filles du docteur March" et en particulier de la maladie de Beth, dans les versions pour enfants, du moins celles que j'ai lues, on la voit guérir de sa scarlatine, alors qu'elle en meurt dans la VO (que je n'ai pas réussi non plus à lire jusqu'au bout, avec des sermons et des leçons de piété toutes les trois lignes). Ces larmes du moins me (nous?) furent épargnées :-) !

Parmi les histoires vraiment "pour enfants" c'est "La Petite Fille aux Allumettes" qui semble remporter la palme... peut-être entre autres raisons parce que c'est une histoire toute simple et épurée, avec un seul vrai personnage, qui avance en droite ligne vers une issue fatale, à laquelle, comme le dit Tali, nous assistons impuissants, alors que nous voudrions tellement les lui prendre, ses allumettes... la simplicité et la force de la tragédie ? bon, c'était surtout trop dur pour nos cœurs d'enfants !
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